Migraine ophtalmique qu'est ce que c'est ? Symptômes, Solutions & Traitements


Les migraines ophtalmiques : de quoi parle-t-on ?  Apparaissant généralement chez des sujets âgés de 10 à 40 ans, les migraines ophtalmiques sont caractérisées par des douleurs intenses et pulsatiles. La récurrence de ces maux de tête constitue un critère diagnostique. L'intensité des crises, qui durent généralement de 2 à 72 heures, exige parfois un repos complet, à l'abri du bruit et de la lumière. Cette pathologie touche environ 10 pour cent de la population française et le retentissement sur la vie des patients est parfois important. Afin d’éviter l’automédication ou à l’inverse une absence de prise en charge, un accompagnement par un médecin s’avère souvent nécessaire. Si les symptômes associés aux migraines ophtalmiques sont parfois violents et impressionnants, ils ne constituent pas en soi un signe de gravité.

Les migraines à aura

Les crises de migraine ophtalmique s'accompagnent parfois d'auras (20% des cas), caractérisées par des troubles sensoriels, le plus souvent visuels : la vue d'un œil se brouille ou le champ de vision est rétréci, par exemple. Les auras sont également parfois paresthésiques (fourmillements), motrices (paralysie) ou auditives (hallucinations). Quelle que soit l'aura, elle se déclenche systématiquement avant la crise migraineuse, comme un symptôme annonciateur.

Les causes de la migraine

On identifie globalement deux types de facteurs responsables des migraines : les facteurs héréditaires (génétiques et donc inévitables) et les facteurs environnementaux (ces facteurs là peuvent parfois être évités).

Certains sujets présentent un terrain propice à la survenue de migraines, la cause de ces dernières pouvant être héréditaire. Cependant, certains facteurs environnementaux peuvent déclencher une migraine ophtalmique sans que le sujet ne présente au préalable une susceptibilité génétique. Certains aliments (trop gras ou trop sucrés), une forte chaleur ou un froid sévère, des variations hormonales, le stress ou un rythme de vie trop soutenu ont été identifiés comme pouvant déclencher les crises migraineuses. Outre les facteurs déjà énoncés, la lumière bleue provenant de nos écrans puisse en partie être responsable de certaines migraines. Si cette lumière existe naturellement dans notre entourage, elle est émise en quantité par les écrans de nos ordinateurs, Smartphones et tablettes, à tel point que les scientifiques tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme : la lumière bleue causerait des migraines, mais accélèrerait également la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), dérèglerait nos cycles chronobiologiques et détériorerait notre cristallin et notre rétine. Afin de lutter contre cette source d’agression pour nos yeux, certains logiciels proposent d’adapter la lumière des écrans à notre environnement, quoi que la solution la plus efficace à ce jour soit le port de lunettes filtrant cette lumière bleue ou encore l’installation de filtres installés directement sur l’écran.

Les solutions pour soulager ou éviter les migraines ophtalmiques

Si l’évitement des facteurs de risques identifiés et une amélioration de l’hygiène de vie peut prévenir la survenue des migraines, cela n’est pas toujours suffisant et le recours à différents traitements peur s’avérer incontournable. S’il s’agit de traitements médicamenteux, une consultation médicale préalable sera nécessaire. En première intention, le médecin vous prescrira de l’acide acétyle salicylique (Aspirine) ou du paracétamol (Doliprane). En cas d’inefficacité de ces molécules et en l’absence de contre indications il est possible de proposer des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) de type Advil (ibuprofène). Enfin, dans le cas où les crises seraient encore persistantes, la prescription de triptans peut efficacement soulager les migraines (Imigrane, Zomig, Naramig ou encore Relpax). À partir de trois migraines par mois, un traitement de fond et non plus seulement symptomatique peut être envisagé. En France, les médecins optent généralement pour une éducation thérapeutique permettant au patient de recourir à un triptan (délivrable uniquement sur ordonnance) dans le cas où les médicaments de première intention seraient inefficaces, y compris pour des patients considérés comme des migraineux « modérés ».

Si les traitements médicamenteux soulagent généralement efficacement la plupart des migraines, d’autres types de thérapies font également leurs preuves : la phytothérapie, l’ostéopathie, l’acupuncture et l’hypnose. Ces pratiques non médicamenteuses, apparentées à la médecine douce, réduisent significativement la fréquence et l’intensité des migraines ophtalmiques chez certains patients. La méditation semble également avoir fait ses preuves pour réduire les migraines et augmenter le bien-être des patients.

Un seul traitement, médicamenteux ou non, ne convient pas à tous les sujets. Au même titre que les facteurs déclenchant diffèrent d’une personne à l’autre, les mêmes solutions ne sont pas adaptées à tous. Certains médicaments seront miraculeux pour l’un et inefficace pour l’autre, tandis que certains seront réactifs à l’ostéopathie et d’autres à l’acupuncture.

Quel que soit le traitement auquel le patient aura recours, l’identification des facteurs de risque est fondamentale pour prévenir la survenue des crises migraineuses. Même dans le cas où les patients gèrent correctement leur prise médicamenteuse, le risque d’accoutumance (appelée pharmacodépendance) reste réel, c’est pourquoi des consultations médicales régulières sont recommandées. En effet, un recours fréquent aux analgésiques peut également déclencher une crise : parce que le soulagement de la douleur est perçu comme un message positif par le cerveau, dans le cas d’une dépendance aux traitements, il déclenchera une migraine, pour retrouver ensuite la sensation agréable liée à la prise du médicament et à l’atténuation de la douleur. La première étape dans un centre anti douleur (centres de consultations spécialisées pour des patients douloureux chroniques) consistant souvent en une phase de sevrage des antalgiques régulièrement consommés par le patient.

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