Lumière bleue : l'alerte de 60 millions de consommateurs

La lumière bleue émise par les LEDs (ou diodes électroluminescentes) n’est pas souvent sous les feux des projecteurs si l’on peut dire. Beaucoup connaissent en revanche la lumière bleue émise par les écrans.

Nombre de spécialistes font aujourd’hui consensus pour reconnaître ses effets néfastes sur la santé, à court comme à long terme. Si on n’ignore plus les dangers de la surexposition aux écrans, en revanche on entend moins parler des dangers des LEDs.

Les LED sont pourtant au coeur de notre vie moderne : affichages urbains dynamiques, phares au xénon, lampes frontales et même veilleuses pour petits.

Alors, parano ou vrai problème santé publique ? Le magazine 60 millions de consommateurs a mené l’enquête, on fait le point sur leurs investigations à propos de la toxicité de la lumière bleue des LED.

Où est le danger de la lumière bleue ?

D’après 60 millions de consommateurs, le risque lié aux LED se retrouve dans deux objets principaux. Le plus connu, c’est l’écran d’ordinateur ou de smartphone. Le moins connu, ce sont les lampes à LED.

Les écrans

Le magazine souligne les conséquences sur la santé de la surexposition aux écrans, en particulier le soir et sans autre source d’éclairage. En effet, la lumière bleu-violet émise par les écrans perturbe notre cycle veille / sommeil, en inhibant la sécrétion de mélatonine ou hormone du sommeil.

A court terme, on constate une fatigue oculaire, des maux de tête plus fréquents et des difficultés à s’endormir. A plus long terme, c’est le risque de DMLA qui est pointé du doigt par les spécialistes.

Les lampes

Plus surprenant, 60 millions de consommateurs alerte sur un objet en apparence anodin : la lampe. Qu’elle soit sous forme de lampe torche, de lampe frontale, ou de phare de voiture, la lumière bleue n’est pas toujours sans conséquence.

Comment s’y retrouver ? 60 millions de consommateurs relaie la classification de l’Anses (Agence nationale de Sécurité Sanitaire). La plupart des LED sont classés « risque 0 », soit aucun risque quelle que soit la durée d’exposition) ou « risque 1 » (risque après 3 heures d’exposition).

Mais certaines LED sont classées « risque 2 » provoquent un risque pour la rétine après moins de 2 minutes d’exposition !

Qui doit se protéger de la lumière bleue ?

Tout le monde est-il égal devant les risques d’atteinte rétinienne par l’exposition aux LED ? Il peut être tentant de s’exclure de la question des LED : je n’ai pas de problèmes oculaires, je n’ai pas de lampe torche… Mais est-ce si simple ?

Les enfants

Les enfants ont un cristallin clair, plus sensible que celui des adultes. Leurs yeux n’ont donc pas encore la capacité de filtrer la lumière bleue.

Comme ils n’ont pas conscience des dangers d’une surexposition, et comme leur santé visuelle d’adulte se joue dès l’enfance, on recommande d’accorder une attention particulière à leur protection.

Ceux qui travaillent devant un écran

Ceux qui travaillent devant un écran sont particulièrement exposés. Ajoutons que la lumière bleue des écrans, de par ses longueurs d’ondes très courtes, est particulièrement énergique et stimule donc notre attention en permanence.

Le risque est grand, pour ceux qui travaillent sur ordinateur, de ne pas décrocher le regard pendant plusieurs heures d’affilée.

En fait tout le monde

Mais en réalité, quasiment tout le monde est concerné par une surexposition à la lumière bleue des écrans. Les études actuelles estiment le temps quotidien moyen en France passé devant un écran  à 6 heures !

L’évolution des loisirs et les restrictions sanitaires ont fait augmenter les périodes de détente devant un écran numérique, y compris tard le soir.

Que faire ?

L’enquête du magazine 60 millions de consommateurs souligne bel et bien la toxicité de la lumière bleue . Que peut-on faire pour contrer les effets de cette lumière bleue… sans renoncer à nos vies modernes et connectées ?

Paramétrage des appareils

Il est aujourd’hui possible de paramétrer les PC comme les Mac, ou l'Iphone, respectivement grâce un filtre NightLight ou un filtre NightShift. Ces filtres « structurels » se règlent dans les paramètres de l’ordinateur et modifient la colorimétrie de l’écran quand la nuit tombe. Les tons sont moins bleus et deviennent plus chauds, pour permettre un certain repos oculaire.

Vous pouvez aussi activer la géolocalisation : ainsi, votre appareil calcule les heures de lever et de coucher du soleil selon votre région. Il adapte ensuite automatiquement son filtrage en fonction de l’heure.

Pour les smartphones, diverses applications existent aujourd’hui, parmi lesquelles Twilight ou Dimly. Elles fonctionnent sur le même principe que NightLight et NightShift. Certaines proposent une version Pro permettant le réglage automatique en fonction de la géolocalisation.

Lunettes de bonne qualité

Vous préférez les filtres « physiques » aux filtres « logiciels » ? Il vous reste une alternative pour contrer la toxicité de la lumière bleue : les lunettes anti lumière bleue. Les lunettes présentent l’avantage de pouvoir être enlevées en un clin d’œil. Pratique pour voir momentanément les couleurs exactes de votre écran.

Contrairement aux filtres directement sur votre appareil, elles vous protègent aussi de toutes les autres LED en dehors des écrans : phares de voiture, éclairage et affichage urbains… Les lunettes possèdent un traitement anti-lumière bleue, qui filtre cette partie du spectre lumineux pour reposer les yeux devant un écran.

Il en existe aujourd’hui des modèles très variées, depuis les lunettes « gaming » jusqu’aux modèles enfants en passant par les « clips » à ajouter à votre paire de lunettes de vue. Choisissez les de bonne qualité, et transparents de préférence. En effet, les verres orangés présentent l’inconvénient de filtrer non seulement la lumière bleu-violet, mais aussi la lumière bleu-turquoise. Or, cette dernière se révèle essentielle pour notre bien-être psychique.

Conseils

Pour terminer le bilan de cette investigation de 60 Millions de consommateurs sur la toxicité de la lumière bleue, quelques conseils pratiques.

L’électricité a provoqué un progrès sans précédent dans nos quotidiens, c’est vrai. Mais le bon sens nous commande de ne pas en abuser. Il vaut mieux profiter le plus longtemps possible de la lumière naturelle en journée, et limiter l’éclairage artificiel.

Enfin, les spécialistes font consensus pour recommander d’observer un « couvre-feu digital ». Il s’agit d’éviter l’exposition aux écrans deux heures minimum avant le coucher, afin de préserver notre cycle biologique veille/sommeil.

Source : https://www.60millions-mag.com/2019/05/24/leds-limitez-votre-exposition-la-lumiere-bleue-13919

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